Parc national des volcans

Parc national des volcans

Parc national des volcans

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Faune & biodiversitéParcs NationauxHistoireForêtsRandonnéeMontagnes7 min de lecture

Dans le nord-ouest du Rwanda, le parc national des volcans abrite gorilles de montagne, volcans Virunga et le centre de recherche Karisoke fondé par Dian Fossey.

Le parc national des volcans s'étend dans le nord-ouest du Rwanda, à proximité de Musanze, sur la chaîne des Virunga. Il abrite une partie significative de la population mondiale de gorilles de montagne et constitue le berceau de la conservation de cette espèce, depuis Carl Akeley jusqu'à Dian Fossey.

Pourquoi visiter le parc

Trois raisons concrètes justifient un détour par ce parc. D'abord, l'observation des gorilles de montagne dans leur habitat naturel : une espèce dont la population mondiale est estimée autour de 1 000 individus, dont environ un tiers vit ici. Ensuite, l'ascension de volcans culminant à plus de 4 000 mètres, avec des paysages qui passent de la forêt de bambous aux landes d'altitude. Enfin, un héritage scientifique majeur lié aux travaux de Dian Fossey, dont le centre de recherche se trouve toujours dans le parc.

Le parc couvre environ 160 km² entre 2 000 et 4 000 mètres d'altitude. Il englobe cinq des huit volcans Virunga : le Karisimbi (4 507 m), le Visoke (ou Bisoke), le Muhabura, le Gahinga et le Sabyinyo.

Histoire du parc

L'histoire du parc commence avec un personnage paradoxal : Carl Akeley, chasseur de gros gibier américain, taxidermiste et sculpteur, ami du roi Albert Ier de Belgique. Après un safari au Rwanda, Akeley prend conscience de la menace qui pèse sur les gorilles et plaide pour leur protection. En 1925, il obtient du roi belge la création du parc Albert, premier parc national du continent africain. La zone est élargie en 1929 pour inclure le versant rwandais.

Après l'indépendance du Congo belge en 1960, la réserve est scindée. La partie rwandaise prend le nom de parc national des volcans, tandis que le versant congolais devient le parc national des Virunga.

L'autre figure majeure du parc est la primatologue américaine Dian Fossey (1932-1985). En 1967, elle fonde le Karisoke Research Center entre les volcans Karisimbi et Visoke. Son travail de terrain transforme la connaissance des gorilles de montagne et alerte l'opinion sur le braconnage. Fossey est assassinée en 1985 sur son site de recherche, dans des circonstances jamais totalement élucidées. Elle est inhumée au centre, près de la tombe de son gorille Digit. Le film Gorilles dans la brume, sorti en 1988, popularise son histoire auprès du grand public.

Le tourisme s'interrompt entre 1994, durant le génocide des Tutsis, et 1999. Depuis 2005, la cérémonie annuelle Kwita Izina baptise officiellement les bébés gorilles nés dans l'année et symbolise la place de l'espèce dans la politique de conservation rwandaise.

Que voir et que faire

Le trekking aux gorilles

C'est l'activité signature du parc. Le trekking est strictement encadré : 32 permis délivrés par jour, répartis en groupes de 8 visiteurs maximum, et une heure d'observation une fois la famille de gorilles localisée. La marche d'approche, encadrée par des rangers et des pisteurs, dure de une à plusieurs heures selon la position du groupe le jour de la visite. Chaque famille compte de 7 à 35 individus, dirigée par un dos argenté.

L'ascension des volcans

Deux randonnées sortent du lot. L'ascension du Karisimbi (4 507 m) se fait sur deux jours avec un bivouac en altitude. Le Bisoke, plus accessible, se monte en aller-retour sur environ 6 heures et débouche sur un lac de cratère au sommet. Plusieurs autres sentiers permettent de découvrir le Muhabura ou le Gahinga.

Les autres primates et la faune

Le parc abrite également des singes dorés, observables lors d'un trek dédié, ainsi que des colobes noirs et blancs, des singes bleus, des babouins olive et des potamochères. Environ 200 espèces d'oiseaux et 245 espèces de plantes y sont recensées, parmi lesquelles des Hagenia recouverts de mousses, des lobélies géantes et des séneçons d'altitude caractéristiques des étages supérieurs.

Le centre Karisoke et la tombe de Dian Fossey

Une randonnée d'une demi-journée mène à l'ancien site du Karisoke Research Center et à la tombe de Dian Fossey, entourée de celles des gorilles auxquels elle avait consacré ses recherches. L'itinéraire est exigeant mais accessible aux marcheurs en bonne condition.

Informations pratiques

Le trekking aux gorilles repose sur un système de permis nominatifs gérés par le Rwanda Development Board. Les permis sont à réserver bien à l'avance, en particulier en haute saison, via une agence ou directement auprès de l'organisme. Les tarifs sont élevés et révisés régulièrement ; comptez sur un budget conséquent par personne pour cette seule activité.

Prévoyez des chaussures de marche montantes, des vêtements imperméables, des gants (les orties géantes sont fréquentes) et des guêtres. L'altitude et l'humidité justifient un équipement sérieux, même hors saison des pluies.

Quand y aller

Le parc se visite toute l'année, mais les saisons sèches offrent les meilleures conditions de trekking. La grande saison sèche s'étend approximativement de juin à mi-septembre, la petite saison sèche de mi-décembre à février. Pendant ces périodes, les sentiers sont moins boueux et les volcans plus souvent dégagés. Les saisons des pluies (mars-mai et octobre-novembre) restent praticables mais demandent un équipement adapté ; elles ont l'avantage d'une végétation luxuriante et d'une affluence moindre.

Comment s'y rendre

Le parc se trouve à environ 120 km de Kigali via la RN4, soit 2 à 3 heures de route sur un axe asphalté traversant des paysages vallonnés. Depuis Musanze, l'entrée du parc est à environ 14 km. Trois options dominent :

  • Bus ou minibus réguliers entre Kigali et Musanze, puis taxi ou moto-taxi jusqu'à l'entrée.
  • Transfert privé depuis Kigali, plus confortable et flexible, souvent organisé par l'hébergement.
  • Tour organisé par une agence, qui inclut généralement transport, hébergement et permis.

Le rendez-vous matinal au quartier général de Kinigi (point d'enregistrement du trekking) impose en pratique de dormir la veille à Musanze ou dans un lodge proche.

Aux alentours

Plusieurs étapes complètent bien une visite du parc. Musanze sert de base logistique et donne accès aux Musanze Caves, un réseau de grottes volcaniques. Plus à l'ouest, le lac Kivu permet quelques jours de pause au bord de l'eau après l'effort du trekking. Côté culture et mémoire, le Mémorial du génocide de Kigali et le village de réconciliation de Mbyo apportent un éclairage essentiel sur l'histoire récente du pays.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Comptez une journée complète. La marche d'approche varie de 1 à 6 heures selon la localisation de la famille de gorilles, suivie d'une heure d'observation puis du retour. Le briefing au quartier général a lieu tôt le matin.
Une condition physique correcte suffit. Les rangers répartissent les visiteurs entre familles de gorilles selon le niveau déclaré, des plus accessibles aux plus éloignées. L'altitude (2 500-3 000 m) reste à prendre en compte.
Seulement 32 permis sont délivrés par jour, en groupes de 8 visiteurs maximum. Mieux vaut réserver plusieurs mois à l'avance, surtout en haute saison sèche.
Oui. Les ascensions du Bisoke et du Karisimbi, le trek aux singes dorés et la randonnée à la tombe de Dian Fossey sont des alternatives valables, à des tarifs nettement inférieurs.
Les saisons sèches (juin à mi-septembre, mi-décembre à février) facilitent la marche et l'observation. Les saisons des pluies restent ouvertes au tourisme avec un équipement adapté.

Préparer votre voyage

Le parc national des volcans s'intègre naturellement dans un itinéraire combinant trekking, lac Kivu et étapes mémorielles. Pour construire un séjour sur mesure, consultez nos suggestions de voyage au Rwanda.

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